Pesticides : accompagner les changements


Jeudi 6 février, une assistance nombreuse était présente pour cette réunion publique, préparée depuis l’automne par le Groupe Action-Projet municipal. Elu de Saillans, Fernand Karagiannis, ouvre le débat indiquant que « que cette question de santé publique doit être prise en compte, qu’il est nécessaire aussi d’accompagner le monde agricole et que surtout, nous ne devons pas aborder cette question en désignant des coupables et des victimes ». André Oddon présente le PAPPH (Plan d’Amélioration des Pratiques Phytosanitaires Horticoles) et les actions communales pour atteindre le zéro-phyto. Les PAPPH lancés pour réduire la pollution des nappes phréatiques et des rivières.
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Pierre Combat, vigneron, vice-président à la chambre d’agriculture, président du Syndicat des Crozes-Hermitage synthétise l’action de la Chambre d’agriculture et notamment toutes les actions de sensibilisation renforcée concernant les pratiques phytosanitaires. Il indique qu’une prise de conscience a déjà eu lieu et que les anciennes préconisations heureusement ont été largement abandonnées.
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Fabien Lombard, vigneron, Président du Syndicat de la Clairette de Die, aborde de son côté les mesures de protection des personnes et des zones d’habitation. L’utilisation des produits est déjà soumise à des conditions et l’arrêté du 29 décembre 2019 précisent les zones de non traitement (10 m pour la viticulture conventionnelle). Des chartes peuvent réduire celles-ci sous réserve de l’utilisation de matériel performant. Ces chartes seront créées avec un processus de concertation.
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2 agriculteurs bio de Saillans, Christophe Corbet et Cédric Carod, sont venus témoigner de leurs réalités et notamment de leurs essais pour réduire encore plus les quantités de cuivre.

Paul Bousquet, médecin, évaluateur de risques sanitaires liés à l’environnement d’Ardèche, a quant à lui donné des chiffres inquiétants :  2004 année où les cancers deviennent la première cause de mortalité et cela augmente encore. 96% des eaux de surface et 61% des eaux souterraines sont contaminées. Il précise que malheureusement corruption, désinformation et propagande des grands groupes phytosanitaires font accumuler ces retards à la décision.
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La soirée s’est terminée avec un temps de débats qui a permis de préciser de nombreuses interrogations : pourquoi tous les agriculteurs ne se convertissent pas en bio, les campagnes de protection, notamment la mise en place de haies.

La prise de conscience est générale. En conclusion ce mouvement ne doit pas s’arrêter, les collectivités doivent prendre aussi leurs responsabilités, interpeller l’Etat pour impulser une autre politique, empêcher des zones résidentielles proches des activités agricoles, aider et accompagner ces changements de pratiques voire les conversions vers l’agriculture biologique.